Un escargot à Manhattan

Capitaine Train

J’étais à Feurs, j’avais un train pour Saint-Étienne à 17 h 31 pour prendre à 18 h 13 un TGV pour Paris.

17 h 31. Je monte dans le train et m’assois.
17 h 40. Le contrôleur passe et me fait remarquer que je me suis trompé de train. (C’est pas de chance, il n’y a que deux voies à Feurs, et il y avait deux trains sur ces deux voies à la même heure.)
17 h 42. J’envoie un mail à Capitaine Train leur demandant s’ils peuvent annuler la deuxième partie de mon billet.
18 h 06. J’arrive à Roanne et fonce au guichet, en demandant à annuler mon billet. Le guichetier me dit : « Ah, il a déjà été annulé à 17 h 52.
— Wow.
— Ils sont efficaces. Je suis impressionné. »
Effectivement, à 17 h 55 j’avais reçu une réponse à mon mail de Capitaine Train, indiquant que mon billet avait été annulé et qu’il fallait que je retourne mon billet pour le remboursement.
Le guichetier m’a ensuite fait remarquer qu’il ne restait plus qu’une place en seconde classe pour Paris depuis Le Creusot (je dois être cocu, c’est pas possible) et au final, ma connerie ne m’aura coûté que 5 euros en tout.

Update 22 h 39. En fait, au Creusot, le TGV a eu une heure de retard. Donc ma connerie m’aura même fait gagner de l’argent !

Bref, j’ai l’impression de régulièrement tester le système Capitaine Train dans les moindres cas foireux et, presque toujours1, ils s’en sont sortis à merveille.

L’avantage principal, c’est qu’il est possible d’inscrire des profils pour chacun des voyageurs (carte 12-25, etc.), ensuite il n’y a plus qu’à cocher les passagers d’un trajet pour réserver les billets ; plus besoin de retaper les codes de carte de fidélité de chacun. Pratique pour Prologin par exemple, où un sous-ensemble des membres de l’association se rend chaque semaine dans des villes différentes pour organiser les épreuves régionales.

  1. Une fois, j’ai raté le dernier Lyon-Paris de la journée, et je n’ai pas pu l’échanger en borne car il fallait que je l’annule en agence (donc via Capitaine Train) avant son départ ; si je l’avais acheté en gare, il me serait resté une heure après le départ pour l’échanger avec le train suivant, du lendemain matin. 

La Vie d'Adèle

Vous faites comment pour aller de Porte d’Italie (Prologin) à Paris-Gare de Lyon, vous ? Moi, je fais M7 → Place d’Italie, M6 → Bercy, M14 → Gare de Lyon.

Du coup, pour aller au MK2 Bibliothèque, je comptais faire M7 → Place d’Italie, M6 → Bercy, M14 → Bibliothèque François-Mitterrand. Mais c’était idiot.

La séance était à 21 h, le film sort le 9 octobre.

20 h 46. Le prochain M7 est dans 9 minutes. Je laisse tomber, de toute façon je n’ai pas de place.
20 h 48. Je décide d’y aller en courant.
20 h 53. Tolbiac.
21 h 04. Avenue de France.
21 h 05. MK2 Bibliothèque. 50 personnes font la queue, un festivalier dit qu’il reste 12 places.
21 h 06. Il y a deux jeunes derrière moi (par commodité, nous les appellerons Pif et Hercule), Pif essaie de gruger à une deuxième caisse, qui lui dit gentiment qu’il faut qu’il fasse la queue comme tout le monde.
21 h 11. En fait, il reste 53 places. WOW.
21 h 12. Je prends 2 places avec ma carte UGC Illimité pour 2. J’en offre une à Hercule.
21 h 13. Hercule ne me suit pas. Je lui fais signe, il me fait comprendre que Pif n’a pas eu de place.
21 h 14. Moi. — Qui veut une place pour La Vie d’Adèle ?
Un billetier. — La fille en blanc, là-bas !
Moi. — Hé, vous voulez une place pour La Vie d’Adèle ? (Je vois son copain.) mais je n’en ai qu’une.
The Girl in White. — Ah non mais on fait tout à deux !
21 h 15. Un gars intéressé se manifeste.
21 h 17. Le film a commencé, on est une vingtaine debout dans la salle éteinte.
21 h 19. Ah non, je suis assis en fait.
00 h 06. Le film s’achève, sans générique de fin (il fait 2 h 59) et le copyright final sort de l’écran.
00 h 07. Jill-Jênn (à ma voisine). — Ah oui, je me rappelle qu’ils étaient tellement à l’arrache qu’il n’y avait pas de générique de fin, mais quand même, ça fait bizarre !
Ma voisine. — Oui, j’avais lu ça aussi. J’ai bien aimé le côté éducation1, ça m’a rappelé quand je voulais devenir institutrice, c’était exactement ça. Si vous avez aimé ce film, vous aimerez sûrement un autre film de Kechiche.
La Graine et le Mulet ?
— Non, L’Esquive.
— Ah, ça tombe bien, j’adore Sara Forestier !
00 h 08. Je regarde vite fait dans la salle s’il y a des gens que je connais ; personne. Je me retourne.
00 h 08 et 1 seconde. On me tape dans le dos :
Léa. — Salut !
Jill-Jênn. — Ah ben, forcément !
— Ben ouais, forcément.
— *se rend compte de l’ambiguïté2* Non, je voulais dire, forcément, je vais te rencontrer ici3 !
— Ouais ouais, j’ai très bien compris.

… Ah euh, sinon, le film était cool.

Moralité : si un dimanche soir tu n’as pas de place pour une avant-première de Palme d’Or à 2,6 km de là 14 minutes plus tard, essaie quand même, si jamais ça marche, tu pourras le tweeter et peut-être même que @Linka_fk t’ajoutera à ses favoris.

  1. L’héroïne veut être institutrice. 

  2. Rappelons-le, le film raconte une histoire d’amour entre deux filles. 

  3. Elle est cinéphile. 

Nuit Japanimation

À l’occasion du Festival Paris Cinéma, la nuit dernière de 21 h 30 à 6 h du matin, 5 films ont été projetés au Forum des images, aux Halles. Toute la nuit, boissons et snacks étaient disponibles gratuitement.

Bouddha - Le Grand Départ

Le premier volet d’une trilogie (oh non, pitié) tirée d’une histoire d’Osamu Tezuka. C’était mauvais (encore pire que Ghost in the Shell: Arise (j’y pense parce que ce dernier va constituer une quadrilogie)), on sent que les animateurs (et le scénariste) se sont attaqué à une histoire trop forte pour eux. Dès le début, on savait que ce serait super cheap : le générique du film est de la vieille 3D, certains combats sont ridicules, l’eau n’est pas animée (on dirait que les personnages se baignent dans de la gelée) et j’ai particulièrement été choqué par un moment où on entend un personnage jouer des accords avec une harpe à une seule corde. Il a vraiment fallu qu’on se moque pour apprécier.

Blue Exorcist

Ça, c’était génial. Une histoire bien rythmée dès les premières minutes, qui arrivait à alterner entre merveilleux et slice of life (je pense à une scène de dégustation qui fait penser à Kero de Cardcaptor Sakura qui mange un gâteau) avec une animation superbe et un bon humour, même si certaines filles sont représentées avec une poitrine ridiculement trop gonflée.

Redline

Je suis super fan de ce film donc mon avis est biaisé mais la réalisation est impeccable, le scénario hilarant et les interactions entre les personnages (ayant tous un charisme fou) sont superbement soignées (et c’est rare). À voir sur grand écran.

Mardock Scramble: The First Compression

J’adore le pitch du livret du festival : « Une jeune prostituée brûlée vive par un tueur en série se réveille transformée en cyborg ». En ce qui me concerne, j’ai adoré l’idée (notamment la souris jaune, même si elle parle ; la bande-annonce ci-dessous donne particulièrement envie) et les tons de couleurs choisis m’ont beaucoup plu (mais peut en rebuter certains). Bref, même si certains monstres et dialogues sont vraiment moches (j’ai lu un « je vais insérer ma queue dans toutes tes orbites » et plusieurs « les porcs te baiseront »), c’est une réflexion très intéressante sur la violence.

Mardock Scramble: The Second Combustion

Zzz.

kayagakitai VS kagayakitai

En attendant que j’écrive un article sur l’impossible Yoko Kanno, voici un de ses plus beaux morceaux, Yakusoku wa Iranai, l’opening d’Escaflowne :

On remarque, dans une version longue avec paroles, qu’à 2:32 les paroles indiquent « kayagakitai » alors que la chanteuse dit « kagayakitai ». Réflexe : qui se trompe ? Apparemment, la vidéo. Tiens, cette vidéo-là aussi. Et celle-là, aussi.

Sur Google, c’est plus drôle :

  • kagayakitai : 93 500 résultats (bonne orthographe) ;
  • kayagakitai : 10 800 résultats ;
  • kagayakitai yakusoku : 8 280 résultats ;
  • kayagakitai yakusoku : 10 800 résultats (dommage) ;
  • kayagakitai -yakusoku : 14 résultats (cette musique est donc majoritairement responsable).

J’aime bien penser que : « Comme Anime Lyrics a fait la faute, tout le monde la fera. »

Et sur YouTube avec le filtre vidéo, c’est encore mieux :

  • kagayakitai : 62 résultats
  • kayagakitai : 4 résultats (tous Escaflowne)
  • kagayakitai escaflowne : 1 seul résultat, serait-ce un anticonformiste ? Non, juste une fille qui chante faux.

Si ce résultat apparaît dans la recherche, c’est à cause de ce commentaire :

Are you non-Japanese?So nice!There are some pronunciation mistakes.
For example,2:31 should be "kaGAyaki tai".It sound "kaYAyaki tai"
But in totall,it's awseome and your voice is very cute and sweet.
From Japan

Ou comment Anime Lyrics est devenu indirectement responsable de 1 000 reprises sur YouTube1 comportant la faute de prononciation.

N. B. – Ce billet ouvre la catégorie Névropathie, dont fait aussi partie Kaze Tachinu.

  1. En fait, un peu moins, j’imagine, mais je n’ai pas eu le courage d’écouter plus de 10 massacres de la chanson. 

Monsters University

Demain sort le prochain Pixar, Monsters University.

Eh bien, il est pas mal. J’ai été triste de ne pas avoir eu un générique aussi extraordinaire que celui de Monsters, Inc. (notamment au niveau de la musique, cf. ci-dessous), et le film m’a semblé mettre un peu de temps à démarrer, mais à partir de la scène de la bibliothèque, je n’ai pas pu en décrocher.

J’ai l’impression que maintenant que Pixar ont des moyens et beaucoup de cerveaux derrière les scénarios, ils essaient un peu de caser toutes les blagues possibles (le côté prequel joue, aussi) au lieu de se concentrer sur les caractéristiques subtiles et essentielles de leurs premiers scénarios qui sont à l’origine de leur succès.

Mais c’est peut-être moi qui pense que c’était mieux avant. En tout cas, Pixar réussit une fois de plus à arborer une morale sympa et à surprendre son public.

Oh, et le campus est trop cool.