Un escargot à Manhattan

Le Pèlerinage de Haruhi Suzumiya

Kita High School

Le manoir de Yuki

RDV à Nishinomiya-Kitaguchi

Café Dream in Endless Eight, etc.

La Mélancolie de Haruhi Suzumiya

BONUS! Bamboo Leaf Rhapsody

BONUS! Kyon House

Discussion avec Koizumi

Les Aventures de Mikuru Asahina

BONUS FINAL! Warabi-mochi

Ayé, ça fait un an que je suis au Japon

Des photos apparaîtront bientôt !

Festivités

  • ★ Hanami @ Ueno ou Nara (mais je ne dirai pas où exactement, héhé)
  • ★ Bon Odori, danser pour apaiser l’esprit des défunts
  • Gion Matsuri @ Kyoto
  • Anime Nightclub in Akihabara, chaque premier samedi du mois
  • Sakuragawa Hanabi, noir de monde
  • Tokae @ Nara
  • Halloween @ Shibuya, super noir de monde (pire que la Fête des lumières à Lyon)
  • ★ Momiji @ Tofuku-ji, Kyoto
  • Bonnenkai @ Osaka

À visiter

N’oubliez pas le guide :–)

À Tokyo

  • Shinjuku Gyoen
  • Yurakucho Gadoshita (under the rails)
  • Kagurazaka, le quartier français
  • ★ Un karaoké de 23 h à 5 h

Ailleurs au Japon

  • Kamakura
  • Mont Kurama, au nord de Kyoto
  • ★ Nikko et Tobu World Square (reproductions de monuments à l’échelle 1:25)
  • Niigata (bon riz, donc bon sushi et bon saké)

Événements

J’ai été à un concert de musique d’anime de 700 personnes… à Los Angeles. C’est absurde, mais c’était génial.

  • Concert Hisaishi en juin à Paris
  • Présenter Mangaki @ Anime Expo
  • ★ Concert de Konomi Suzuki, Minori Chihara, Ali Project à Anime Expo, Los Angeles
  • Yoshua Bengio @ Nagoya
  • ★ Michael I. Jordan @ RIKEN AIP
  • Yoshua Bengio @ Canada Embassy
  • Présenter Mangaki @ Kyoto Manga Museum
  • Distant Worlds @ Tokyo
  • Musée Final Fantasy @ Roppongi Hills Mori Tower

Anime émouvants

Et à part le Japon ?

La Chine

En passant à LA, un ami de ma famille chinoise m’a proposé de m’emmener à Xiamen visiter la terre des ancêtres.

Le reste du monde

  • March for Science à Boston
  • Visite de University of California, Berkeley
  • Étienne @ San Francisco
  • ★ S’infiltrer chez Pixar Animation Studios
  • Visite de Internet Archive à SF
  • ★ Et bien sûr… les fiançailles en Nouvelle-Calédonie

Et, euh, tu as travaillé, sinon ?

Nous organisons un workshop à Montréal le 12 juin sur Optimizing Human Learning, call for papers ouvert jusqu’au 8 avril !

Je me suis intéressé à :

Et avec des collègues, on a fait :

Je suis stupide, mais j’ai des amis donc… ça va

Un conte de Noël illustré1 en quatre actes :

  • I. L’objectif
  • II. La valise
  • III. Les Chinois
  • IV. Nous sommes Les Chinois

L’objectif

Antoine était de passage à Tokyo. Un type de son labo a cru bon de me demander un service (ERREUR ! il jura qu’on ne l’y reprît plus).

Bref, j’ai commandé sur Amazon une lentille d’appareil photo (50000 ¥ le machin). Le truc était censé arriver 5 jours plus tard.

À la fin du séjour d’Antoine, toujours pas de nouvelles d’Amazon.

Finalement, deux semaines plus tard, je reçois un mail (en japonais) disant : « Lol on vient de recevoir l’objectif en fait, on vous l’envoie. » Objectif reçu.

La valise

Je devais me rendre à Paris pour la thèse de littérature de Morpheen et une séance du Club-Méta.

Escale à l’aéroport Pudong de Shanghai (à minuit, sobre). Au moment d’entrer dans le 2e avion, je me rends compte qu’il me manque quelque chose et qu’il faut que je fasse demi-tour. Nous sommes à 15 minutes du décollage.

L’équipage m’accompagne. Sur le chemin, le stewart me demande :

— Vous avez oublié quoi ?
— Ma valise.
— Votre VALISE ?

On fait marche arrière, on repasse les portes d’embarquement. L’équipage nous dit de nous dépêcher. Je me rends compte que ma valise n’est pas aux portes, comme je le croyais. Je me dis que je l’ai sûrement laissée dans les toilettes, ou carrément au contrôle de sécurité, ou carrément dans le 1er avion.

L’équipage me fait signe que je ne peux pas aller trop loin, donc on remonte dans l’avion. Je suis décontenancé. Le stewart, sympa, me donne le numéro X des objets trouvés de l’aéroport.

Les Chinois

Arrivé à Paris, je tente le service de réclamation des bagages, en sachant pertinemment que la valise était un bagage à main, et donc que tout était bien de ma faute (même si le bagage a été volé). Mon interlocutrice le savait, mais elle a eu la sympathie d’essayer quand même.

Je téléphone en VoIP au numéro X des objets trouvés, décris ma situation en anglais. On me renvoie vers un numéro Y.

— For English press 2.
— *appuie sur 2*
— For baggage inquiry press 1.
— *appuie sur 1*
— *quelque chose en Chinois* puis ça raccroche.

Je réessaie plusieurs fois, même format. Du coup, j’essaie d’envoyer un mail. En anglais, et en Google-Translated chinois.

Soudain, l’illumination : je me rends compte que deux jours plus tard, je rentrerai par le même aéroport. Tout n’est donc pas perdu.

Une fois de retour à Shanghai donc, je me rends aux objets trouvés.

— Qu’est-ce qu’il y a dans votre valise ?
— Un Pikachu.
— Quoi d’autre ?
— Une caméra.
— Pas de caméra.
— ??? Vous n’avez rien ?
— Non.

Je me dis que j’ai peut-être raté l’entretien en disant « caméra » plutôt que « lentille », mais j’essayais de lui retranscrire ça pêle-mêle, aussi.

Je vais voir le guichet de la compagnie aérienne et leur dis que j’ai peut-être laissé une valise dans mon premier vol. Ils téléphonent, et me disent que non.

… De retour au Japon, je demande à ma fiancée de téléphoner au numéro X des objets trouvés. On la redirige vers le numéro Y qui lui raccroche au nez. Mais comme elle parle chinois ❤️, elle me donne deux informations supplémentaires :

— le numéro Y est celui de la compagnie ;
— le message en chinois disait : « Merci pour votre appel, bon voyage, au revoir ! » Sans intervention humaine, juste après avoir sélectionné le bon service en appuyant sur les touches du téléphone.

Ça semblait limpide : puisque j’avais oublié une valise (même après avoir bien dit « carry-on »), c’était trop facile pour eux de me rediriger vers le numéro de la compagnie aérienne.

Nous sommes Les Chinois

Lundi 16 décembre. À l’université de Kyoto, je demande à un pote thésard chinois de téléphoner aux objets trouvés pour moi. Je lui précise qu’il y a sûrement 5 % de chances que ça marche (puisque j’y suis allé moi-même, et que ma fiancée les a eus au téléphone) mais que je veux les tenter quand même.

Il appelle le numéro X, commence à décrire la situation. Puis il me demande :

— Est-ce un bagage à main ?
— Oui.
(On patiente cinq minutes.)
— Quelle est la couleur de la trousse de toilette ?
— Gris.

Puis il se met à griffonner des informations en chinois. Je me dis que c’est pas possible. Pour poser une question pareille, ils doivent avoir retrouvé ma valise. On n’est pas passés par la case « compagnie aérienne prison ». On gagne 50000 ¥.

— Il faut que tu ailles leur remettre ce numéro.
— ILS ONT RETROUVÉ MA VALISE ???
— Ah, oui. J’aurais dû commencer par ça.

Mon ami me précise qu’ils peuvent garder la valise 6 mois, que je peux la chercher moi-même ou envoyer quelqu’un, et qu’il faut que je leur donne son numéro de téléphone en guise d’identification. Je songe alors à mon cousin, qui s’y rendra dans quelques mois.

Jeudi 19 décembre. Un collègue chinois à Tokyo me demande : « Hey, pourquoi avais-tu besoin de moi l’autre jour ? » Je lui raconte toute l’histoire et lui précise : « Je voulais que tu appelles les objets trouvés de l’aéroport de Shanghai pour moi, mais t’inquiète ! je n’en ai plus besoin. »

Puis je continue :

— Au fait, demain c’est mon dernier jour de l’année, ce serait bien qu’on parle recherche quand même.
— Oui, déjeunons ensemble, parce que le soir je dîne avec des amis qui viennent de Shanghai. Attends. Ils viennent de SHANGHAI. Je vais les contacter tout de suite.
— Oh bon sang. S’ils y parviennent, it will be CHRISTMAS!!!

Je prépare à toute allure tous les papiers :

C’est la lettre originale. Vous noterez que j’ai pris soin de traduire les noms des peluches Pokémon en anglais et chinois.

  • copie de mon passeport
  • copie de ma carte d’embarquement (optionnel, mais mieux)

Vendredi 20 décembre. Le lendemain matin, les amis de mon collègue se rendent au service des objets trouvés avec tous les papiers. Problème, leur interlocuteur ne reconnaît pas le numéro de mon ami thésard à Kyoto. Du coup, ils téléphonent au numéro que je leur ai donné, et tombent sur une femme (??!). Je commence à perdre espoir, si près du but !

Puis finalement, par Messenger interposé, je réponds à toutes les questions de leur interlocuteur (où ai-je oublié ma valise et à quelle heure, pour prendre quel vol),
et……… ILS RÉCUPÈRENT MA VALISE !!

Le soir, ils me l’ont rendue au labo !

Conclusion

Le Père Noël existe !!! Et il est chinois !! Joyeux Noël !


  1. Sinon, les gens lisent pas.

China Post : échecs cuisants répétés

J’ai voulu envoyer un colis en Chine1, le lot du Mangaki Data Challenge. Pour compliquer la chose, il fallait que j’envoie : un livre, un CD et une lettre.

On m’avait conseillé de l’envoyer depuis la Chine plutôt que depuis le Japon, pour que ce soit moins cher.

Préambule

À un certain moment du voyage, je demande à George : « Tiens mais c’est marrant, d’un côté tu as Jinmen 金门 (portail d’or),
et de l’autre Xiamen 厦门. Mais du coup ça veut dire quoi le Xia de Xiamen ?
— Ça ne veut rien dire, c’est un nom propre.
— Mais pourtant ça ressemble à 夏 (été) ?
— Oui mais le caractère est complètement différent.
— Bah y a juste 厂 en plus quoi.
— Oui mais c’est complètement différent. 厦 ça veut dire building. Mais c’est un nom propre.
— D’accord. »

Essai 1, à l’hôtel

L’adresse en poche, je demande à mon hôtel de l’envoyer.

L’hôtellière parvient avec peine (et Baidu) à déchiffrer l’adresse écrite en caractères latins. Puis elle me demande : « Au fait, vous avez le numéro du destinataire ?
— Euh non.
— Ah ben c’est pas possible alors. »

Échec. Je demande au gagnant son numéro de téléphone.

(Elle a jeté un œil au colis et a dit : “あ、日本語が喋れる!” (« Ah, vous parlez japonais ! ») bref, elle aurait préféré communiquer en japonais plutôt qu’en anglais.)

Essai 2, près de l’aéroport

« Un CD ? Non, vous n’allez jamais pouvoir envoyer ça.
— Pourquoi ?
— Est-ce que c’est un original ?
— Oui.
— Si ce n’est pas un original, il sera effacé. D’accord ?
— Euh ben OK. »

(Je ne sais pas comment ils font pour savoir si c’est un original ou pas.)

« Envoi en express ou normal ?
— Normal.
— Si normal, vous ne pourrez pas envoyer la lettre dans le colis, il faudra l’envoyer séparément.
— Ah ben va pour Express alors. »

Elle me remet un formulaire EMS entièrement en chinois. George m’aide à savoir quoi remplir où. Après le lui avoir rendu, elle me dit :
« Non. Il faut tout remplir avec des caractères chinois. »

Échec. Je n’ai pas son adresse en chinois. Tant pis, j’enverrai depuis le Japon.

BONUS GRATUIT : Essai 3, à l’aéroport

Une fois le bagage déposé, j’ai quand même envie de retenter. Je cherche une poste dans l’aéroport. En parallèle je cherche sur Baidu une adresse approchante. Une fois trouvée (!), je ne sais pas quelle est la sous-chaîne2 de l’adresse qui m’intéresse, et qu’est-ce que je dois jeter.

Il y a effectivement un espace « Inquiry », avec deux femmes ne parlant pas anglais. Je leur montre le formulaire EMS. Elles appellent une amie. L’une d’elles m’apporte du thé. Ah non, c’est pour elle. (Foutu résident japonais trop habitué à être traité comme un roi.)

On patiente. Je lui montre la carte d’embarquement qui précise que j’embarque 30 minutes plus tard. Elle panique et dit à son amie nouvellement arrivée de se presser. Serious business incoming.

Challenge 1

Je lui montre le morceau d’adresse que j’ai trouvé sur Baidu, elle commence à la recopier… sauf qu’à un moment je l’interromps :
“之是大厦25” (« Là il faut écrire Building 25 »)

Merci George. Tu m’as sauvé. (Voir plus haut.)

Là elle répond par (j’imagine) : « Attends pourquoi tu m’embêtes je recopie ton adresse alors que tu parles même pas chinois. »
Mais elle écrit “大厦25.”

Challenge 2

Je n’ai pas le nom du destinataire en caractères chinois.

Elle râle un peu, mais avec sa copine elles se convainquent que le numéro de téléphone suffira.

Challenge 3

Elle me demande mon adresse.

Je commence à écrire mon adresse au Japon en kanji.
“No! No! No! China to China!”
Argh. Si près du but.

Je fouille dans mon sac, je trouve miraculeusement le calepin de l’hôtel, avec son adresse !

“20 yuans.” Je paye et file prendre mon avion. “谢谢🙏” (« Merci ! »)

Moralité

  • Posez-vous plein de questions sur les caractères à la con.
  • Gardez les morceaux de papier des hôtels. Ça peut sauver des vies.

Et… 20 yuans (2,50 €) pour un envoi en Express d’un livre, un CD et une lettre ??!!
WOW, ça vaut le coup !


  1. Oui je sais, quelle idée, aussi.

  2. Ou devrais-je dire, le facteur !! krkr

Sci-Fi Reference Graph

Sometimes artists acknowledge that their works are influenced by other artists.
(Sometimes they don’t.)

Anyway, here is a list of acknowledged references I came up with:

Sci-Fi Reference Graph

It’s interesting to see that American directors make remakes of Japanese works, inspired by French artists.