Un escargot à Manhattan

Google RISE Summit 2014

Prologin a été invité à un congrès sur l’enseignement de l’informatique au siège de Google du lundi 14 au mercredi 16 avril 2014. Nous étions deux (avec le président) à représenter notre association parmi les 421 lauréates, issues de 19 pays.

Lyft

L’idée la plus géniale que j’aie vue à San Francisco : au lieu du taxi, on peut appeler un Lyft avec son smartphone (30 % moins cher) et suivre la géolocalisation de son chauffeur. On recense 400 conducteurs Lyft à San Francisco qui doivent vérifier un certain nombre de conditions (notamment avoir une note moyenne de 4,5/5).

La start-up connaît un succès qui semble caractéristique de San Francisco : en un an, Lyft a compté 100 000 utilisateurs et a atteint 30 000 courses par semaine.

Google Code Jam

Google Code Jam est un concours d’algorithmique similaire à Prologin (à moins que ce ne soit le contraire).

Cette année, le lancement du concours était prévu pour vendredi 11 avril 2014 à 23 h 00 UTC, c’est-à-dire 20 minutes avant la fermeture de notre embarquement à Chicago. S’est donc ensuivi une sorte de course folle à partir d’une connexion Wi-Fi d’aéroport limitée à 20 minutes (déjà bien entamée). Le moment le plus cocasse : lire le sujet en mangeant son burger, courir se laver les mains en réfléchissant à une solution, coder la solution, se rendre compte que la connexion a expiré, filer le code à son voisin sur clé USB, le laisser soumettre la solution : « Correct! », filer à la porte d’embarquement.

Google RISE Summit

L’organisation était impeccable, nous avons été chaleureusement accueillis par l’équipe RISE. Au congrès proprement dit, il y avait :

  • Diverses conférences, par exemple du fondateur de code.org.
  • Des résultats de recherche confidentiels de l’équipe K-122 de Google.
  • Diverses stratégies : une séance de brainstorming 10x thinking (qui s’est révélée fort décevante), de précieux conseils d’experts en crowdfunding ou en évaluation de performances.
  • Des présentations de programmes Google : CS First, App Inventor (maintenant développé par le MIT) ainsi que de divers outils : Google Drive, YouTube, Hangouts et notamment le petit nouveau, Helpouts (aide en ligne via Hangouts).
  • Diverses activités pour échanger avec les membres des autres organisations, par exemple des lightning pitches de 2 minutes chrono sans slides pour que chacun présente son association.

Voici un compte rendu de l’événement.

Les pitches ne me semblaient pas le meilleur format3 : dans la mesure où nous avions tous des objectifs similaires en enseignement de l’informatique, après une succession de 14 pitches, il était impossible de se rappeler qui avait dit quoi. Cela dit, certaines présentations étaient amusantes.

Au niveau des associations, certaines ne concernaient que les filles, d’autres ne concernaient que les gens de couleur, d’autres encore ne touchaient que leur intersection. Nous faisions partie des rares à avoir pour cible un public sachant déjà coder (la première étape du concours Prologin est déjà de la programmation) et étions les seuls à organiser un concours non de robotique mais de programmation. Mais même si nos problématiques étaient parfois plus techniques, notre désir de sensibiliser une plus grande population à l’importance de l’enseignement de l’informatique est le même.

Parmi les activités, il y avait une visite surprise d’une entreprise viticole. On s’est alors demandé si on avait réellement parcouru 9000 km pour boire du vin français. La dégustation était agrémentée d’un concours de mélanges de vin (il fallait choisir un nom de vignoble, de vin, préparer une petite mise en scène4). Évidemment, nous avons fait participer une Japonaise de 15 ans, évidemment, nous avons présenté le vin en français, et évidemment, elle a fini en disant « I understand nothing. » (c’était prévu) puis « Anyway, I’m 15, I’m underage, I can’t drink, so I don’t care! » (ça ne l’était pas). On nous a complimenté sur notre français (??!) alors que tout le mérite revenait à la petite :–)

En tout cas, rencontrer d’autres organisations surmenées éprouvant des difficultés similaires et être poussés à prendre du recul5 nous a remotivés pour promouvoir l’informatique, en commençant par nous faire connaître par les professeurs de l’option Informatique et sciences du numérique. Vous aussi, faites passer une heure de code à vos élèves !


  1. Si.

  2. Une façon américaine de dire « collège-lycée ».

  3. Et je ne dis pas ça seulement parce que je me suis planté.

  4. Le rapport avec l’enseignement de l’informatique ? Je ne sais pas. Mais qu’est-ce qu’on s’est marrés.

  5. Antithèse ?